Paris prend son temps pour passer au logiciel libre
Samedi, 30 juillet 2005
Malgré
de multiples déclarations d'intention, la Ville de Paris ne semble
toujours pas décidée ? passer au logiciel libre. Au centre des
hésitations, un rapport d'Unilog qui fait état de coûts très élevés et
une volonté politique insuffisante.
Le rappel des faits :
2003,
la Ville de Paris remet en cause le principe d'un parc informatique
entièrement sous logiciels propriétaires. 2004, elle lance une étude
économique sur le passage au logiciel libre. Décevante pour les
partisans de l'
open source,
l'étude
fait apparaître des coûts beaucoup plus élevés que ceux escomptés.
Cependant, si sur le papier la majorité municipale reste favorable au
logiciel libre, en 2005, aucune décision concrète n'est venue étayer
cette volonté politique.
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C'est
un dossier symbolique qui pèse 160 millions d'euros. La mise ? jour du
parc informatique de la Ville de Paris et sa conversion au logiciel
libre est l'un des dossiers phares de la première mandature de Bertrand
Delanoë. Le passage au libre d'une capitale de la taille de Paris
constituerait un signal fort pour bon nombre d'administrations encore
hésitantes et pour un Microsoft qui demeure largement dominant.
Au-del? , au sein même des élus du Conseil de Paris, la philosophie du
libre ne convainc pas tout le monde. Depuis quatre ans, le dossier
avance ? pas comptés.
Les
trois adjoints au maire chargés de ce dossier, Danièle Auffray, chargée
de la recherche et des NTIC, François Dagnaud, chargé de
l'administration et de l'informatique - quoique chapeautée par une
direction des services informatiques (DSI) indépendante - et Christian
Sautter, maire adjoint chargé du budget, ont commandé il y a un an ?
Unilog une étude économique sur la migration vers le logiciel libre. Or
les conclusions de l'étude rendue en juillet 2004 font apparaître des
coûts de migration largement dissuasifs.
L'existant
fait état d'un parc informatique d'environ 15 000 postes tournant sous
Windows, d'une infrastructure également propriétaire et d'un seul
logiciel libre parmi les applications métiers. Cette exception
s'appelle Lutece, c'est un CMS
(Content Manager System)
consacré
? la conception et ? la gestion de portails Web. Elle a été développée
avec la DSI de Paris et a été reprise - librement - par
120 municipalités. Un petit succès, largement mis en avant par François
Dagnaud. Il démontre selon Jérôme Relinger, conseiller d'arrondissement
PC ? la mairie du XIII
e
et partisan de l'
open source,
qu'avec le logiciel libre
« nous pouvons faire aussi bien, voire mieux, que les logiciels propriétaires »
.
Publié par Webmaster | Pas de commentaire
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