Non aux brevets logiciels en République bananière d’Europe !
Dimanche, 20 février 2005
HNS nous informe :
rassemblés ce matin devant le Conseil de l'Union européenne ? Bruxelles
pour dénoncer la proposition de directive sur les brevets logiciels et
les méthodes de « république bananière » employées pour la faire passer
en force.
les institutions européennes ! Après deux tentatives infructueuses de
faire adopter - sans possibilité de débat - la proposition de directive
sur les brevets logiciels par le Conseil des ministres européens de
l'agriculture et de la pêche ( !), cette proposition a été mise ?
l'ordre du jour du Conseil de l'économie et des finances de ce jeudi.
D'où la décision des opposants ? la directive, après la manifestation
de mardi ? Berlin, de venir manifester ce jeudi ? Bruxelles.
Ceux qui dénoncent la proposition
de directive ne manquent pas d'arguments. Pour s'en convaincre, il
suffit d'examiner les conséquences qu'aurait la directive pour un site
de vente en ligne. Et, même si on n'en parle pas beaucoup, on n'ose
imaginer ses répercussions sur les initiatives non commerciales.
Combien de brevets un site Indymedia enfreindrait-il ?
Pour dénoncer l'absurdité de la
proposition, certains manifestants s'étaient déguisés en prisonniers et
avouaient leur« crime » : « J'ai installé Linux », « J'ai ouvert des
fichiers .doc sans MS-Word », « J'ai multiplié des nombres premiers »,
etc.
Mais le mécontentement ne concerne
pas seulement le contenu de la future directive. Les méthodes utilisées
pour imposer son adoption au mépris des principes démocratiques
suscitent au moins autant de remous. Ã? titre d'exemple, les remarques
formulées par le Parlement européen - le seul organe démocratique de
l'Union européenne - ont été totalement ignorées, tout comme celles de
certains parlements nationaux qui ont dénoncé la position de leur
gouvernement dans ce dossier. La directive sur les brevets logiciels
devient aujourd'hui le symbole du déficit démocratique de l'Europe.
Il y a quelques semaines, un
représentant de la présidence luxembourgeoise avait déclaré ? la FFII :
« Nous ne sommes pas dans une république bananière ». Pour la FFII, le
refus du Conseil de rouvrir les négociations, le mépris affiché ?
l'égard des parlements nationaux et du Parlement européen, et la mise
de la proposition ? l'ordre du jour de deux Conseils sur la pêche
ressemblent pourtant furieusement ? des pratiques de république
bananière. C'est donc la banane ? la main (ou pour certains la peau de
banane sur le crâne) que les manifestants ont crié leur mécontentement
devant les bâtiments du Conseil et de la direction générale du marché
intérieur de la Commission.
- Source : hns-info.net
Publié par Webmaster | Pas de commentaire
Avant: IBM, Red Hat, MySQL et Novell ont multiplié les initiatives
Apres: Comparatif pilotes ATI Linux
Laisser un commentaire
Vous devez vous identifier pour laisser un commentaire.

