Linux : la valeur ajoutée est sur le serveur

Lundi, 28 novembre 2005


(Soyez le premier!)  Votes | Average: 0 out of 5 Votes | Average: 0 out of 5 Votes | Average: 0 out of 5 Votes | Average: 0 out of 5 Votes | Average: 0 out of 5
Loading ... Loading ...
Catégorie: Actualités
par Webmaster
Nombre de lectures: 321 fois
gnl

Depuis 2000, Linux double quasiment sa part de marché tous les ans.

D’après IDC, le marché Linux devrait progresser de 25,9 % par an jusqu’en 2008, pour atteindre un CA global de 35,7 milliards de dollars, entraînant dans son sillon la croissance du marché des serveurs Linux, estimée à 36 % par an. Si ce système d’exploitation n’a pas supplanté Microsoft, il a néanmoins trouvé sa place parmi les standards du marché. Plus qu’un simple modèle communautaire et idéologique, l’Open Source en général, et Linux en particulier témoignent d’un véritable fondement qui repose tant sur des bases technologiques qu’économiques.

Dans ce contexte, l’adoption de Linux par les entreprises est une réalité. Son implantation reste néanmoins très différente selon les secteurs économiques ou les types d’ordinateurs. Ainsi, en France, 56 % des établissements du secteur public sont équipés de serveurs Linux contre 24 % en moyenne dans le privé mais, là encore, avec de fortes disparités : 29 % dans les services, 22 % dans l’industrie et 15 % dans le commerce. 29,4 % des serveurs Linux sont des serveurs réseaux, 14,9 % des serveurs web et 14,2 % des coupe-feu.

Contrairement aux idées reçues, le choix d’une distribution Linux pour serveur n’est plus uniquement déterminé par la seule réduction des coûts, même si ce critère reste essentiel.
« Les entreprises cherchent toujours à réduire les coûts et les temps de déploiement de leur infrastructure informatique »,
explique François Lucatelli, responsable partenaires chez Red Hat. Si ce facteur reste important, il ne saurait suffire à faire de Linux un
environnement serveurs de prédilection. « Entreprises et administrations trouvent désormais au travers de ces distributions, fiabilité et qualité », souligne ainsi Patrick Benichou, président d’OpenWide. La capacité d’adaptation du code source permet de spécialiser l’OS en fonction des problématiques serveurs abordées et, par extension, de renforcer la stabilité et les performances d’un système dédié.
« Linux est d’ailleurs souvent plébiscité pour sa capacité à renforcer la stabilité et la sécurité des systèmes d’informations », insiste Maria Bonnefon, responsable distribution et OEM de Mandriva.


Un système fortement spécialisé

Ces différents facteurs économiques et technologiques font de Linux une plate-forme retenue par un nombre de plus en plus important
d’entreprises. Cette adoption est également soutenue par une forte spécialisation de Linux dans certains domaines de compétences. Ã?
l’origine, Linux a été associé aux technologies web. Désormais, la spécialisation des environnements Linux touche aussi les infrastructures informatiques telles que les serveurs de fichiers, d’impression, de sécurité ou les serveurs réseaux.

L’industrialisation de Linux dans les systèmes d’information nécessite d’effectuer une approche structurée. Il s’agit alors d’externaliser les prestations de maintenance des OS serveurs libres. Si certains éditeurs assurent ces prestations, elles restent néanmoins un service que peuvent apporter les distributeurs.
« Les partenaires auront également pour tâche de convaincre de l’équivalence de la technologie Linux par rapport à celle utilisée par l’entreprise, pour ensuite effectuer la migration technique des composants », explique François Chazallon, directeur marketing de Novell France. Le partenaire peut également être amené à développer des « packages » ou des « composants » spécifiques.
« Ces prestations sont proposées par les développeurs ou les SSLL qui s’appuient alors sur des distributions commerciales à partir desquelles ils développent des composants complémentaires », ajoute François Chazallon.

« Enqualité de SSLL, notre valeur ajoutée repose sur notre capacité à proposer des prestations de développement et de personnalisation des
distributions Linux pour serveur et d’assurer ensuite la continuité de service sur ces systèmes »,
explique à ce sujet Alexandre Zapolsky, PDG de Linagora. Enfin, une migration vers Linux peut amener l’entreprise à faire évoluer un certain nombre de composants de son système d’information, autant de prestations que le partenaire peut effectuer.

Laisser un commentaire

Vous devez vous identifier pour laisser un commentaire.