DVD Jon ouvre une brèche open source dans Windows Media
Mercredi, 7 septembre 2005
Le jeune développeur norvégien a cassé l'algorithme de
cryptage propriétaire de Microsoft qui chiffre les fichiers NSC, pour
permettre au lecteur open source VideoLAN de lire des flux vidéo au
format Windows Media.
Le Norvégien Jon Johansen, plus connu sous le nom de "DVD Jon", est
une nouvelle fois ? l'honneur. Après avoir notamment fait sauter la
protection des fichiers audio téléchargés sur iTunes Music Store, le jeune informaticien vient de casser l'algorithme de cryptage des fichiers NSC.
Ces fichiers permettent au lecteur Windows Media de Microsoft de se
connecter ? des flux vidéo en "multicast" (comme la diffusion
d'événements en direct, par exemple).
L'objectif de DVD Jon est de permettre aux utilisateurs du lecteur multimédia open source
VideoLAN (VLC), qui est ? la fois multiplate-forme et multiformat, de
se connecter ? des flux multicast au format WMV (Windows Media Video).
Les fichiers NSC sont générés par le serveur Windows Media et
contiennent des informations comme l'URL du flux vidéo ou l'adresse IP
et le numéro de port du serveur. Autant de données cryptées et
indispensables au lecteur vidéo pour accéder ? ces flux multicast.
Jon Johansen a cassé l'algorithme de cryptage mis ? contribution ?
la demande des développeurs de VLC. Ce qui devrait leur permettre
d'ajouter très rapidement le support des fichiers NSC ? leur lecteur
open source.
Jon Johansen a agi sur commande
Microsoft a indiqué que l'utilitaire développé par DVD Jon, s'il est
en mesure de déchiffrer le contenu des fichiers NSC, ne permettra pas
d'accéder au contenu vidéo s'il est lui-même crypté. «Il ne contourne
pas le système de DRM Windows Media», a précisé ? CNET News.com Marcus Matthias, chef de produit au sein de la division Digital Media.
Reste que n'importe quel lecteur multimédia open source pourra
désormais accéder, grâce ? lui, ? tous les flux multicast au format
Windows Media Video diffusés en clair, depuis un PC Windows, un
ordinateur Macintosh ou une machine Linux.
Pour le programmeur norvégien, le cryptage des fichiers NSC, censé
éviter que des hackers "reniflent" l'adresse IP du serveur Windows
Media, son port ou le format de diffusion d'une vidéo, est parfaitement
inutile. Sur son blog, il qualifie cette assertion de «foutaise
marketing».
En effet, une fois que le lecteur Windows Media a ouvert le fichier
NSC et commencé ? lire le flux vidéo, il suffit d'utiliser l'utilitaire
de réseau Netstat, inclus dans de nombreux systèmes d'exploitation,
pour recueuillir toutes ces informations en clair.
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