Du libre dans les ecoles de Paris

Samedi, 3 décembre 2005


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Catégorie: Actualités
par Webmaster
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gnl

La
Ville, qui va consacrer 160 millions d'euros ? son développement
informatique d'ici ? 2007, poursuit sa migration vers le logiciel
libre, notamment dans les établissements scolaires.

Des
logiciels libres disponibles en téléchargement sur l'Intranet de la
ville, un parc de serveurs applicatifs qui fonctionne déj? pour moitié
sous Linux, la suite bureautique Open Office qui fait son entrée dans
les classes : la Ville de Paris poursuit sa migration vers le logiciel
libre. Après
une étude de faisabilité
qui a fait couler

beaucoup d'encre, la collectivité n'a pas pour autant renoncé ? ses objectifs initiaux.


« L'idée
maîtresse dans ce dossier, c'est la recherche d'une plus grande
indépendance vis-? -vis des fournisseurs. Cependant, nous avons opté
pour une approche pragmatique »,

commente
Philippe Schil, directeur de la toute jeune Direction des systèmes et technologies de l'information (DSTI) de la Ville.
« Nous ne faisons pas du libre pour faire du libre. Nous introduisons le logiciel libre l? où cela a du
sens. »

Parallèlement,
après Lutece, le générateur de portail Internet en 2002, la Ville de
Paris continue de mettre ? disposition de la communauté du logiciel
libre les applications développées en interne sur différents projets
tels que la réservation de terrains de tennis sur Internet, le RMI, les
autorisations de tournage, le stationnement ou la gestion des risques
liés ? la canicule.

3 500 postes sous Open Office début 2006

Au
printemps dernier, Paris a même rejoint l'Adullact (Association des
développeurs et des utilisateurs de logiciels libres pour
l'Administration et les collectivités territoriales). Cette structure
propose elle-même une
plate-forme de développement coopératif,
où les collectivités peuvent venir piocher des applications dédiées.

En
matière de gestion du parc informatique, la Ville de Paris revient
pourtant de loin. Sous la précédente mandature, celle-ci était éclatée
entre les différents services.
« Nous
avons constaté qu'il y avait une véritable absence de mutualisation des
systèmes et de partages des données, ? laquelle venait s'ajouter une
obsolescence des matériels mis ? la disposition des agents »,

explique
Philippe Schil, qui ajoute que la moyenne d'âge d'un ordinateur était
alors de sept ans… Aujourd'hui, la DSTI a réorganisé une grande
partie de ses services et compte en son sein 350 agents. Et d'ici au
premier trimestre 2006, ce sont près de 3 500 postes de travail qui,
dans les écoles parisiennes, devraient fonctionner sous Open Office.

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